Lycée du Haut-Barr

- 67700 Saverne -

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Réseau animation jeunes Les dangers du web présentés aux lycéens du Haut-Barr à Saverne 
 
Le réseau animation jeunes (RAJ) de Monswiller est intervenu auprès de 200 élèves en classes de terminale du lycée du Haut-Barr à Saverne, sur le thème du bon usage d’internet et des réseaux sociaux.
 
 
« Le but de cette action n’est pas de diaboliser internet », explique Fabien Urbes. Les jeunes l’ont bien compris. Document remis 
 
 
Cette première intervention du RAJ dans un lycée s’est faite à la demande du comité éducation santé et citoyenneté (CESC) de celui du Haut-Barr. Elle s’inscrit dans le cadre du Mois de l’autre initié par le conseil régional. Les interventions devant six classes de terminales, sur deux jours, ont été animées par Fabien Urbes et Cindy Ledien, du RAJ, ainsi que Véronique Wierel, infirmière scolaire de l’établissement.
Il s’agissait, par le biais de différents ateliers, d’aborder les dangers des réseaux sociaux et le rappel à la loi. Par exemple, en cas de diffusion d’images intimes sans le consentement de la personne, celui qui les diffuse risque jusqu’à 45 000 € d’amende.
 
Diffusion d’images intimes : jusqu’à 45 000 € d’amende
 
Parmi les sujets débattus avec les lycéens, la cyberprédation. Ce sont des adultes qui se font passer pour des mineurs pour tenter d’entrer en contact avec des enfants ou des jeunes en vue de relations sexuelles.
Quant au cyberharcèlement, il consiste à diffuser des photos gênantes à l’insu de la personne photographiée, ou encore de propager des insultes. Il a aussi été question du nombre d’heures passées sur internet, qui serait en moyenne de 13 h 30 par semaine.
« Le but de cette action n’est pas de diaboliser internet. Il s’y passe aussi des choses très positives, par exemple tous les appels à solidarité par le crowdfunding (financement participatif, ndlr ) », précise Fabien Urbes, directeur du RAJ.
Face à la masse d’informations diffusées sur le net, les jeunes se sentent souvent démunis. « Ils savent que les fake news (fausses nouvelles, ndlr ) existent, mais ils ne prennent pas forcément le temps de vérifier les infos qui leur sont données. Ils ont le sentiment que tout va trop vite, qu’une info chasse l’autre sans qu’ils aient le temps de la digérer », rapporte Fabien Urbes.
Les ados font aussi la différence entre deux univers, les réseaux sociaux et les jeux en réseaux qu’ils trouvent plus dangereux car isolants et prenants. Quant aux amis via Facebook, un réseau social jugé ringard par les lycéens, les jeunes ont conscience de la fragilité de ces liens et de leur virtualité.
 
Repérer les fake news
 
À la question posée par les intervenants, « Internet peut-il remplacer l’école ? », ils ont répondu non à 99 % ! Un constat rassurant. « Rien ne vaut la vraie vie, avec les copains en classe et un professeur pour l’enseignement », ont-ils répondu.
Le RAJ a également participé à l’animation grand public de samedi dernier à Saverne, sur la place du Général-de-Gaulle, dans le cadre de l’opération « Les écrans et nous, parlons-en ! » en présentant une exposition interactive utilisée avec les lycéens.
A quelques jours de la clôture de l’exposition « Humanités » au musée du château des Rohan, la classe de terminale S 1 était en sortie pédagogique à la découverte de ce maître illustrateur, affichiste, peintre qu’est Kaviiik.
 
Une visite qui a débuté dans l’enthousiasme pour les TS1 ; PHOTO DNA
 

 Afin de sensibiliser les élèves aux méfaits de la guerre et aux façons de reconstruire la paix, Roland Sinteff, colonel à la retraite, est venu témoigner jeudi dernier au lycée du Haut Barr de Saverne de la période troublée des Balkans.

 

Roland Sinteff est venu parler de la guerre et paix en ex-Yougoslavie.
 
Cette année, dans le cadre de l’affiliation du lycée aux écoles du réseau des écoles associées UNESCO, un travail est mené sur le thème de la paix avec la mise en place d’activités pédagogique innovantes à ce sujet. La venue de ce témoin a donc été un événement important pour sensibiliser les élèves aux méfaits de la guerre et aux façons de reconstruire la paix. Originaire d’Eywiller, cet officier de gendarmerie à la retraite depuis 2009 a passé neuf ans dans les Balkans. Commandant et conseiller auprès du Ministère de l’Intérieur Albanais entre autres, il a contribué à de multiples missions de restructuration, de réforme, de formation servant à la reconstruction de la paix, telle celle de la mise en place du volet Policer/Justice des Accords de Dayton en particulier. Des missions qu’il a accomplies de 1991 à 2009, il a créé un album à partir de photographies prises par ses soins. Les élèves ont ainsi pu découvrir les conditions de vie des militaires, cérémonies d’hommages aux défunts ou encore divers postes français.
Par période, l’intervenant est revenu sur son parcours, reflet de cette histoire complexe pour aboutir à décembre 1995 avec la mise en application des Accords de Dayton qui mettront fin à la guerre et constitueront le début de la longue phase de reconstruction.
Afin d’approfondir le travail qu’elle mène avec les élèves sur le thème de la paix, Claire Le Van, coordinatrice Unesco du lycée, envisage un circuit de onze jours dans les Balkans, prévu en avril l’an prochain. Le projet en construction et en attente de sponsors aurait pour objectif de permettre aux élèves d’effectuer un parcours culturel patrimonial avec visite de lieux classés par l’UNESCO afin de leur faire découvrir des lieux symboliques portant des cicatrices des récents conflits, relatés par Roland Sinteff et voir des signes d’espoir à travers des restaurations entières ou partielles. Un autre objectif serait de rendre les élèves acteurs de paix en effectuant des rencontres auprès d’autorités et élèves locaux avec remise ou échange d’objets porteurs de paix.